23 septembre 2005

Y'a des jours comme ça...

Y'a des jours comme ça... Ca va pas.

Ca va pas. Une rechute, un retour, un ralentissement.
Appelez ça comme vous voudrez. Ca va pas.

Tu te remets à chialer. D'un coup.
Tout revient, en pleine gueule.

Tout dans la face, tes tripes qui se répandent.
Et tu restes là. Mort. Vidé.

A chialer tout ton soûl, à savoir qu'il n'y a rien à faire.
Rien à faire d'autre.

Juste en crever si ça t'amuses.

2 Commentaires:

Blogger Mamathilde a écrit...

Est-ce vraiment une rechute que d'admettre la douleur? Est-ce que verbaliser ce qui nous fait mail est un aveu de faiblesse?

Je ne crois pas. À mon sens les plus grands trouillards devant l'existence sont ceux qui en nient les impacts. Pas ceux qui les vivent.

24 septembre, 2005 14:00  
Blogger M a écrit...

Je n'ai pas honte de ma douleur. Je ne la considére pas comme une faiblesse. Je pense comme toi MaMathilde, que reconnaitre son mal, l'accepter, le prendre pour soi, est non seulement une preuve de courage, mais surtout le meilleur moyen d'avancer. Et d'apprendre à vivre avec. Puisqu'il semble qu'il soit impossible de s'en défaire complétement.

Mais là... ça commence à faire beaucoup. De jour en jour, je descends toujours plus bas. J'ai l'impression parfois de m'arrêter, voire presque de commencer à remonter. Et un seul coup, un seul mot, suffit à me faire replonger.

Encore bien fragile, bien vivant.

En tout cas, vos commentaires, pas forcément compatissants, mais souvent réalistes et intelligents me font toujours très plaisir.

Merci MaMathilde, Jay et Charles.

24 septembre, 2005 19:12  

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